Est-ce que le huard se porte bien au Québec?
Des chercheurs veulent en avoir le cœur net
© Claude Dubé
- Portrait
- Situation
- Donc, tout va bien?
- Le projet
- Pour participer
Le Plongeon huard évoque les lacs tranquilles des Laurentides. Son cri fournit une trame sonore à de nombreux films. Pour les chercheurs, c’est aussi un indicateur de la santé des lacs, puisqu’il préfère les eaux claires et poissonneuses pour établir son territoire. Une fois établis sur un lac ou dans une grande baie, les adultes demeurent généralement fidèles à leur territoire pendant de nombreuses années et le défendent vigoureusement contre les intrus.
Selon l’Inventaire canadien du Plongeon huard, mené conjointement par Oiseaux Canada et QuébecOiseaux, le succès reproducteur aurait diminué de 1,4% par année depuis 1992. En fait, seule la province de Québec montre une tendance stable dans le nombre de jeunes produits par couple par année. Est-ce que le manque de lacs échantillonnés expliquerait cette tendance?
Pas si vite! Le développement rapide de la villégiature autour des lacs pourrait changer la donne. En effet, les huards nichent dans les secteurs tranquilles des lacs et sur des îles, toujours près de l’eau. Le passage de bateaux peut créer des vagues qui inondent les nids ou dérangent les adultes qui nourrissent leurs jeunes. L’artificialisation des berges affecte les gîtes naturels des poissons et des Plongeons huards. Sans compter l’utilisation des agrès de pêche en plomb qui sont toxiques pour les Plongeons huards.
Passionnée d’ornithologie, Nathalie Léonard s’est posé la question suivante : « Quel est l’impact de la villégiature sur la reproduction des plongeons huards? » Elle a découvert le programme « Engagement » créé par le Fonds de Recherche Québec (FRQ), qui permet à des citoyens de s’associer à des professeurs-chercheurs universitaires pour répondre à des questions qui les turlupinent.
Le programme « Engagement » lui a permis de soumettre sa question et de trouver un chercheur, Denis Réale, pour l’aider à y répondre. Denis est professeur de biologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et spécialiste en comportement animal.
Ensemble, ils ont monté un projet de recherche participative pour répondre à sa question.
Le projet de recherche se base sur une approche de science participative afin de collecter des données sur les Plongeons huards et sur l’achalandage des lacs de villégiature laurentiens. Cela nous permettra de comparer les données aux lacs de zones naturelles protégées qui sont exempts de villégiature. La réussite de ce projet repose sur l’implication de bénévoles passionnés. Aidez-nous à couvrir un maximum de lacs en joignant l’équipe dès maintenant.
© Claude Dubé
Est-ce que le huard se porte bien au Québec?
Des chercheurs veulent en avoir le cœur net
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Le Plongeon huard évoque les lacs tranquilles des Laurentides. Son cri fournit une trame sonore à de nombreux films. Pour les chercheurs, c’est aussi un indicateur de la santé des lacs, puisqu’il préfère les eaux claires et poissonneuses pour établir son territoire. Une fois établis sur un lac ou dans une grande baie, les adultes demeurent généralement fidèles à leur territoire pendant de nombreuses années et le défendent vigoureusement contre les intrus.
Selon l’Inventaire canadien du Plongeon huard, mené conjointement par Oiseaux Canada et QuébecOiseaux, le succès reproducteur aurait diminué de 1,4% par année depuis 1992. En fait, seule la province de Québec montre une tendance stable dans le nombre de jeunes produits par couple par année. Est-ce que le manque de lacs échantillonnés expliquerait cette tendance?
Pas si vite! Le développement rapide de la villégiature autour des lacs pourrait changer la donne. En effet, les huards nichent dans les secteurs tranquilles des lacs et sur des îles, toujours près de l’eau. Le passage de bateaux peut créer des vagues qui inondent les nids ou dérangent les adultes qui nourrissent leurs jeunes. L’artificialisation des berges affecte les gîtes naturels des poissons et des Plongeons huards. Sans compter l’utilisation des agrès de pêche en plomb qui sont toxiques pour les Plongeons huards.
Passionnée d’ornithologie, Nathalie Léonard s’est posé la question suivante : « Quel est l’impact de la villégiature sur la reproduction des plongeons huards? » Elle a découvert le programme « Engagement » créé par le Fonds de Recherche Québec (FRQ), qui permet à des citoyens de s’associer à des professeurs-chercheurs universitaires pour répondre à des questions qui les turlupinent.
Le programme « Engagement » lui a permis de soumettre sa question et de trouver un chercheur, Denis Réale, pour l’aider à y répondre. Denis est professeur de biologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et spécialiste en comportement animal.
Ensemble, ils ont monté un projet de recherche participative pour répondre à sa question.
Le projet de recherche se base sur une approche de science participative afin de collecter des données sur les Plongeons huards et sur l’achalandage des lacs de villégiature laurentiens. Cela nous permettra de comparer les données aux lacs de zones naturelles protégées qui sont exempts de villégiature. La réussite de ce projet repose sur l’implication de bénévoles passionnés. Aidez-nous à couvrir un maximum de lacs en joignant l’équipe dès maintenant.